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Croisières CHATEAUBRIAND

La Vallée de la Rance

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Pour visiter la Rance, cliquez sur les sites ou les villes. Un visuel et un descriptif apparaitront.

Pour en savoir plus, tél 02 99 46 44 40

ou info@chateaubriand.com

Il y a bien longtemps .....

La Rance n'était qu'un mince filet d'eau parcourant une faille du massif hercynien et se jetait dans une mer bien plus éloignée des côtes actuelles !

Issue de profondes modifications géologiques sans doute influencées par les éruptions volcaniques dont la Bretagne était le théâtre, son environnement s'est formé et adouci au cours des siècles.

Poussées par les vents violents qui balayaient la Bretagne, les terres ont recouvert, petit à petit, un sol rude composé alors en grande partie de rochers et de failles.

De filet d'eau, la Rance devint ruisseau, se scindant en deux bras, l'un se dirigeant vers la pointe du Décollé, l'autre se faufilant entre l'actuelle île de Harbour et la "Pierre du Jardin" après avoir longé le Petit Bé. Ils alimentaient au passage une succession de prés et de marécages. Les forêts se sont alors développées, entrecoupées de prairies verdoyantes, une faune et une flore variées se sont acclimatées ... et l'homme est venu.

alignements de Pleslin-Trigavou

La côte d'Emeraude, du Cap Frehel jusqu'à la pointe de La Hague, était une vaste forêt : la forêt de Scissy. La plupart des îles et rochers, visibles maintenant à marée basse uniquement, faisaient partie de terres parcourues et exploitées par les hommes qui s'y installèrent. Ils établirent quelques villages dans les herbus qui allaient jusqu'à Cézembre et les Pointus.

allée couverte de La Vicomté sur Rance

Pêcheurs et chasseurs, ils ont laissé dans la région quelques témoignages de leur occupation : alignements mégalithiques (entre Dinard et La Richardais, à Pleslin-Trigavou), allées couvertes (La Vicomté), dolmens et autres pierres levées (Saint-Samson) dont il ne subsiste plus que de rares vestiges.

Cézembre n'était alors pas encore une île mais un large plateau dominant la mer au Nord et la plaine au Sud. Le chapelet de rochers faisant face à Saint-Malo, dont l'île du Grand Jardin qui en tire le nom, était alors couvert d'une terre nourricière qui attira un petit peuple cultivant les plaines et les coteaux voisins. Une chaussée reliait le plateau au continent. Saint-Brandan, un des nombreux immigrants Grand-Bretons, vint évangeliser ces presqu'îliens et établir une petite communauté religieuse qui disparut progressivement à la suite des évènements que connut l'estuaire.

Une tribu de Gaulois, les Coriosolites, en firent leur pays avec la cité d'Alet pour capitale.

Temple de Mars à Corseul

Les Phéniciens y firent quelques incursions en remontant les côtes de l'Atlantique, ne laissant que de rares traces de leur passage, puis vint le temps des Romains qui y laissèrent une empreinte plus visible. Ces derniers érigèrent Corseul qui devint le nouveau chef-lieu des Coriosolites et firent rayonner leur influence dans toute l'Armorique et au delà. La population autochtone, peu importante à l'époque, vit ses rangs grossir au début de notre ère avec l'arrivée des Bretons fuyant pillages et insécurité en Grande-Bretagne. Et ce fut le tour des Vikings ... qui ne laissaient généralement rien derrière eux, si ce n'est mort et désolation. Ceux-ci, appelés erronément envahisseurs normands puisqu'il s'agissait en réalité de vikings ayant "colonisé" les côtes normandes, pillèrent et incendièrent à plusieurs reprises les villages du pays. Les Anglais furent les derniers envahisseurs ... pour devenir ensuite de paisibles visiteurs et parfois d'aristocratiques résidents.

Ces intrusions successives de civilisations différentes ont fait de la vallée de la Rance et son estuaire le creuset d'un peuple qui ne ressemble à nul autre ...

En ce temps-là, déjà, la Rance s'était grossie de plusieurs affluents et les galères romaines pouvaient remonter la rivière jusqu'au delà de Dinan. La plaine de Taden, remontant doucement vers les terres, permettra le transit de marchandises vers Corseul : une petit port, aujourd'hui diparu, sera construit sur ses rives.

Une catastrophe naturelle va bouleverser le paysage de la baie : en 709, un terrible raz-de-marée engloutit la forêt de Scissy, abattant tout sur son passage, y compris une grande partie des hommes et des bêtes, effaçant également les traces de leur occupation. Le tremblement de terre qui secoua la côte Ouest de Nantes à la Hollande en 1427 paracheva sans doute ce bouleversement.

Les grandes marées qui se succédèrent alors dispersèrent petit-à-petit terres, sables et végétaux, faisant ainsi le lit d'un mer qui s'agrandit progressivement jusqu'à nos côtes actuelles. On retrouve parfois, au large de celles-ci, des troncs ou des souches ayant appartenu à l'antique forêt.

Au cours de cette épopée de 60 000 ans, de ruisseau, la Rance devint progressivement rivière. Remontant son cours, les embarcations amenèrent les hommes et les femmes qui érigèrent les nombreux villages qui la bordent.

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