Croisières CHATEAUBRIAND

BP 80126 – 35800 DINARD

TEL 02 99 46 44 40

www.chateaubriand.com

 

Bienvenue à bord !

 

 

LA RANCE : La Rance est une rivière qui fait 120 km de long. Elle prend sa source à Collinée, dans les landes du Ménée au sud-est de Lamballe. Nous naviguons actuellement dans l’estuaire de la Rance, qui lui fait 22 km de long.

Cet estuaire démarre au barrage du Châtelier, à l’écluse de la Hisse, et s’arrête à l’usine marémotrice, à la Richardais.

C’est donc de l’eau de mer, on y pêche toute sorte de poisson et crustacés de mer.

Nous pouvons voir des petites bouées dans l’eau, ce sont celles des casiers de pêcheurs plaisanciers, pour pêcher des margates ou des crabes, dormeurs et araignées et quelques fois des homards. 

La Rance tire son nom du mot d’origine indo-celte RANC qui signifie « bruit ». En effet, avant l’édification du barrage, nous avions ici les marnages les plus forts d’Europe : 13,5 mètres, et lorsque le flux s’engouffrait dans l’estuaire, il provoquait une vague déferlante tellement importante et faisait un tel bruit que l’on peut traduire le mot Ranc (qui a donné le mot Rance par la suite) par « la bruyante». Aujourd’hui elle fait beaucoup moins de bruit car le marnage n’est plus que de 5 mètres depuis la construction du barrage de la Rance.

 

CANCAVAL : La première pointe que nous découvrons sur la droite du bateau est celle de Cancaval, du nom d’une « forteresse sur le front de mer » qui était dressée en 1513 et qui portait un phare.  Ses vestiges sont aujourd’hui incorporés dans une maison particulière cachée par les arbres.

 

MONTMARIN : Après avoir doublé la pointe de Cancaval, toujours sur notre droite, nous apercevons maintenant l’anse de Montmarin. Derrière l’escalier et les deux piliers qui mènent sur le Parc, classé monument historique, on peut voir la Malouinière de Montmarin, la seule malouinière sur la rive gauche de la Rance.

Les malouinières sont ces châteaux qui ont été construit au 18e siècle par les armateurs malouins dans la région à l’époque de l’age d’or du commerce par bateaux et qui répondent à une certaine architecture bien précises. 

Ce château a été construit en 1760 par Pierre Magon du Bosc, issu d’une famille de grands armateurs malouins aux 18e et 19e siècles. Construction élégante de style LOUIS XV, dotée de toitures en carène renversées, on y accède par une cour d’honneur au centre de laquelle se trouve un très beau bassin en marbre de Carrare.

On aperçoit en amont de cette anse les vestiges du moulin à marée du Dick de Créhen qui a fonctionné jusqu’en 1917. Sur l’emplacement de ce moulin et sur la plage attenante, il y avait au 18 et 19ee siècle un chantier de construction navale, spécialisé dans les navires de haut bord pour la marine royale. 

A marée basse, nous pouvons encore voir au fond de la retenue d’eau de l’ancien moulin les vestiges de ce chantier en dalles de Saint-Cast.

 

LA CALE DE JOUVENTE : Après l’anse de Montmarin sur la droite, surgit le Château de Jouvente, aujourd’hui appelé le «Manoir de la Rance» qui domine le petit lieu-dit du même nom. Le mot « jouvente » vient d’une source qui vient se jeter dans cette cale et qui aurait des propriétés de jouvence. Avec la déformation due au temps, jouvence est devenue jouvente.  L’ancienne maison des gardes cotes en contrebas fut transformée en bar-hotel-restaurant, le Jersey Lily.

 

LA PASSAGERE :

Sur la gauche du bateau, nous apercevons l’anse de la Passagère avec derrière la petite plage, la maison du passeur.

Cette maison a gardé longtemps le nom de « l’égorgerie » en souvenir d’un drame survenu en décembre 1790. Le passeur, sa femme et deux de leurs 6 enfants furent égorgés, et on ne découvrit jamais les assassins.

C’est ici à la passagère que transitaient les contrebandiers, les émigrés, les déserteurs et à l’époque trouble de la révolution française, les royalistes.

 

LA MAISON DU COMMANDANT CHARCOT : Sur la gauche de la petite plage, se détache la maison en pierres du Commandant Charcot, qui s’avance sur la Rance, le Commandant Charcot, navigateur et scientifique du début du siècle aimait venir ici se reposer de ses voyages. Hélas, il disparut en mer le 16 septembre 1936 au large de Reykjavik avec son équipage à bord de son navire le « Pourquoi pas».Il n y eut qu’un seul survivant.

 

LE CHATEAU DU BOS : Dans le creux de l’anse de la Passagère, on aperçoit une malouinière dans les terres, c’est le Château du Bos. Il fût construit au XVIIIème siècle par la famille Magon du Bosc, grande famille d’armateurs. Ce château a été construit sur l’emplacement d’un manoir breton qui tombait en ruine. Les travaux ont duré 2 ans : de 1715 à 1717, pour un coût de 40 000 livres tournois, dont 15 000 provenaient du butin des navires corsaires de l’armateur. Ce château a été construit sur l’emplacement d’un manoir breton qui tombait en ruine.

 

L’ILE CHEVRET OU L’ILE AUX RATS : Toujours dans l’anse de la passagère sur notre gauche, nous passons devant une île nommée l’Ile Chevret sur la carte, mais plus communément appelée ici « l’île aux rats».

L’histoire raconte en effet qu’autrefois a vécu sur cette île une femme seule qui avait pour occupation d’élever des rats. Quelque temps après la disparition de cette femme, tous les rats qui vivaient ici sont rapidement morts : je rassure les âmes sensibles, ils ne sont pas morts de chagrin, mais morts de soif, faute d'eau douce sur l'île. Vous pouvez voir sur cette île une maison. Cette maison est toujours habitée ; été comme hiver, par un retraité qui fait de la vannerie pour s’occuper. Il n’y a toujours ni eau ni électricité sur cette île.

 

LA LANDRIAIS : Sur la droite, apparaît maintenant l’anse de la Landriais. Il y avait ici plusieurs chantiers navals jusqu’à la fin du siècle dernier dont le chantier Lemarchand, toujours en activité aujourd’hui. Dans tous ces chantiers, on a construit par exemple, 1 brigantin de 60 tonneaux, le « Marguerite Louise », en 1764, mais leurs spécialités étaient principalement les chaloupes, (solides bateaux en bois destinés à être montés par 6 à 8 hommes), les doris, bref les navires de faibles tonnages. En 1908, le propriétaire du chantier à gauche de l’anse, a fait construire la cale sèche en bois dont nous voyons les restes sous le chantier. Cette cale sèche est unique en son genre car elle a la taille d’un terre-neuvas, ces bateaux qui pêchaient la morue à Terre Neuve. Elle est classée monument historique et est actuellement en restauration. Dans ce chantier, ont séjourné le Pourquoi pas du Cdt Charcot et le Manuréva d’Alain Colas.

 

L’ILE AUX MOINES : Sur la gauche nous longeons actuellement l’île Notre-Dame, communément appelée l’île aux moines, car des moines vécurent ici de 1698 jusqu’au 18ème siècle : ils étaient chargés d’allumer un feu sur l’île pour guider les bateaux la nuit .

Aujourd’hui, l’île aux moines est un site ornithologique protégé, et vivent ici en paix, des canards colverts, des  tadornes de belons, des échassiers comme des hérons cendrés, puis dans la partie rocheuse, des cormorans, des sternes et des huîtriers pies.

 

SAINT-SULIAC : Nous arrivons maintenant devant le charmant petit village de Saint-Suliac qui a su conserver tout son charme et son pittoresque breton, avec une uniformité de couleur de pierre qui en fait un site de grande beauté.

L’église fortifiée des 13ème et 14ème siècles, implantée au cœur du village est entourée d’un enclos paroissial. Celui-ci est le dernier recensé en Ile et Vilaine.

Saint-Suliac est également un port de pêche, un port de plaisance et une école de voile très dynamique. On peut apercevoir à l’entrée de cette anse, une pointe surmontée d’un promontoire de pierre, qui abrite la vierge de Grainfolet. Ce monument est un lieu de pèlerinage pour tous les gens de mer, car il a été construit par des Terre-neuvas au retour d’une campagne heureuse sur les bancs de Pêche..

Face à Saint-Suliac, vous voyez l’anse du Minihic-sur-Rance. A l’endroit même où nous naviguons actuellement, la Rance est à son niveau le plus large : 2,5 km.

 

LE MONT GAROT : En prolongement du village de Saint-Suliac, découvrons maintenant le Mont-Garot, magnifique promontoire de pierre qui constitue le point culminant de la Rance. En effet, du haut de ses 72 mètres d’altitude, on aperçoit par temps clair le Mont Saint-Michel distant de 60km à vol d’oiseau, le Mont Dol, Dinan au sud, Saint-Malo au Nord, et dit-on, plus de 44 clochers alentours. En contrebas du Mont Garot, toujours sur la gauche, nous découvrons l’anse de Vigneux. Vigneux vient de vigne, car, il y a encore un siècle et demi, on y cultivait la vigne. Dans cette anse, il y a aussi les vestiges d’un camp vikings. Les vikings sont arrivés ici il y a 1000 ans avec une trentaine de drakkars et y avaient instauré un point de départ pour leurs invasions futures, grâce entre autres au Mont Garot qui pouvait constituer un guet stratégique.

 

LE PONT CHATEAUBRIAND

Nous passons actuellement sous le Pont Chateaubriand. Ce pont fût terminé et inauguré en 1988. Il supporte la voie rapide entre Saint-Malo et Dinan. On raconte qu‘à l’occasion du premier passage sous le pont CHATEAUBRIAND , les vœux formules seront exaucés, pourvu qu’ils soient honnêtes.

 

PORT SAINT-JEAN De l’autre côté du pont, on aperçoit le village de Port Saint-Jean. Ce port, autrefois, était un lieu de halte et de stockage de bois pour les marins gabarriers qui acheminaient le bois qui venait des forêts du sud de Dinan à destination de Saint-Malo, pour les besoins des boulangeries et du bois de chauffage des habitants malouins.

 

DEMI TOUR ! Nous arrivons à la moitié de notre croisière, il est donc venu le moment de faire demi-tour.